Pour se faire un peu une idée du genre de musique dont je vais parler, je pense qu'il est nécessaire de parler de l'historique...
J'ai trouvé ce texte je sais plus ou -_-', donc je pourrait pas vous donner mes sources !!
Voilà, vous lisez, vous lisez pas tant pis ou tant mieux pour vous, ça me semble intéréssant alors je le met. C'ets vrai que c'est long mais c'est vraiment très enrichissant !
À l'origine aux États-Unis, le mot punk décrit le rock'n'roll basé sur des guitares électriques des groupes « Garage » des 60's tels The Seeds, The 13th Floor Elevators et des groupes de Detroit, The Stooges et MC5. Ce qui est maintenant appelé 60's punk pour éviter une confusion.
Les influences du punk-rock sont aussi des groupes de glam rock tels que The New York Dolls, mais aussi les groupes de rock britannique comme The Who et les artistes de l'avant-garde new wave new-yorkaise (Patti Smith, Suicide, Television). On constate un fort désir de retourner à la spontanéité et la simplicité du rock primitif et un rejet de ce que les punks ont vu comme prétentieux, mercantile et pompeux dans l'arène du rock des années 1970, engendrant les formes grandiloquentes du heavy metal et du rock progressif. Par contraste, le punk a délibérément renforcé la simplicité de ses mélodies, refusant toute démonstration ostentatoire de virtuosité et engageant n'importe qui à former son propre groupe dans sa cave ou son garage. Les paroles ont apporté une nouvelle radicalité d'expression dans les sujets politiques et sociaux, traitant souvent de l'ennui urbain et du chômage. Les thèmes sexuels étaient abordés de façon crue et ne se limitaient plus à l'amour sublimé qui était chanté ailleurs ou aux métaphores suggestives (et souvent transparentes, d'ailleurs) qui avaient cours dans le rock (puis la pop) et qui avaient suscité à l'origine de vives polémiques.
Aux États-Unis, ce furent d'abord les Ramones qui ont posé, à partir de 1974, les jalons du punk américain dans une version qui reste alors très rock'n'roll et parfois considérée comme les prémices du pop-punk. Richard Hell est un autre jalon important, tant pour l'image (t-shirt déchiré) que pour le son avec son titre Blank Generation.
Au Royaume-Uni, certains ont pu écrire que des groupes traditionnellement rattachés au courant "pub rock", l'équivalent des "garage bands" U.S. au milieu des années 70, pourraient représenter les prémisses de l'explosion punk british de 1976-77, à cause de l'énergie de leur musique et de la vitesse à laquelle ils jouaient. Citons, bien évidemment, Doctor Feelgood ou le très controversé Eddie and the Hot Rods.
Mais le premier groupe britannique réellement punk qui grava un disque, bien avant les Sex Pistols, fut The Damned, dont le premier single vinyle est paru (confidentiellement) durant l'été 76. Son titre-phare était "New Rose".
Les véritables débuts du mouvement sont les premiers concerts des Sex Pistols au Royaume-Uni et la sortie de l'album Never Mind the Bollocks. À partir de là et des premiers scandales, le punk, médiatisé, enflamme une partie de la jeunesse. Le passage de Johnny Rotten et ses acolytes sur le petit écran suscita un véritable engouement et aussi une très vive hostilité, qui fut l'un de ses engrais essentiels.
L'expression punk reste donc associée encore aujourd'hui à la vague de la période 1976-80, incarnée par les Sex Pistols, The Clash, The Damned, X-Ray Spex, The Ramones et à une nouvelle forme d'énergie, d'esthétique et de radicalité prenant le pas sur la contestation hippie de la décennie précédente.
Malcolm McLaren, leur manager, est presenté à la mort des Sex Pistols comme l'initiateur machiavélique et secret du mouvement. On décèle dès lors l'influence du mouvement situationniste et du mouvement Dada dans l'esthétique et l'activisme punk, dominés par une économie de moyens et un sens aigu de l'auto-dérision. Ces courants ont marqué l'avant-garde du mouvement punk britannique, avec les Sex Pistols et leurs "satellites" : le modèle Jordan et le Bromley Contingent (leur cercle rapproché), la boutique Sex de Malcolm McLaren et de la couturière Vivienne Westwood, The Flowers Of Romance, etc. En effet, le couple McLaren-Westwood a su habilement faire des Pistols, dont ils se chargeaient de confectionner les tenues, leurs ambassadeurs les plus médiatiques, posant ainsi les fondations de l'apparence punk telle qu'elle reste ancrée dans la culture populaire.
Dans d'autres domaines artistiques, le graphiste Jamie Reid, proche des situationnistes, avait précédemment travaillé dans les revues Suburban Press et King Mob. Les pochettes de disques, dans les mains des graphistes punks, servent d'instrument de détournement des valeurs sociales et de la culture populaire comme la pochette du disque des Dead Kennedys Bedtime for Democracy.
Au moins aussi importante que la musique est l'attitude associée, anti-« establishment ». Au départ, le punk est anti-mode et c'est un de ses intérêts principaux : chacun est libre de créer et de s'habiller vraiment comme il le désire, le punk offre une liberté nouvelle.
Pourtant la petite histoire a surtout gardé du punk des symboles : les épingles à nourrice utilisées comme bijoux, les coupes de cheveux extrêmes et colorées comme la crête iroquoise (mohawk en anglais), le piercing (souvent avec des épingles à nourrice), le tatouage et la réappropriation « artistique » des vêtements de masse. Après le punk pauvre est apparu le « punk chic », recyclage commercial et industriel de ce qui en 77 s'inventait dans la rue.
En France, les premiers pionniers du mouvement furent, indiscutablement, le "petit cercle d'initiés" qui se créa autour d'une fille aujourd'hui injustement oubliée, Ëlodie Lauten. Revenant du CBGB de New York, où elle avait entendu Patti Smith "miauler" d'étranges poèmes rock toutes les nuits, c'est elle qui fit découvrir à ceux qui allaient former Angel Face et European Son (et plus tard, Métal Urbain), à Alain Pacadis et à Patrick Eudeline (qui décida illico de former le premier line-up d'Asphalt Jungle), ce tourbillon qui commençait à envahir la planète.
De son côté, Marc Zermati, qui avait depuis plusieurs mois ouvert une boutique, l'Open Market rue des Lombards (dans les Halles), où se cotoyaient Iggy Pop, les Flaming Groovies et Doctor Feelgood lorsqu'ils passaient à Paris, mais aussi Pacadis et Yves Adrien, organisa, en août 76, le "premier festival punk" à Mont de Marsan. Les Damned y clôturèrent les deux journées de délires.
Au même moment, Philippe Bone, passant l'été à Londres, ramenait quasi-clandestinement en France le premier single de ce premier groupe "vinylisé", arraché à la force du poignet auprès du patron du minuscule label indépendant qui venait juste d'en presser quelques exemplaires.
C'est ainsi que le fameux morceau "New Rose", sur la face A de ce disque, retentit pour la première fois dans un lieu public en France (le Gibus club).
Au-delà du nihilisme prétendu ou affiché, le punk est un mouvement assez largement créatif et solidaire, un mouvement qui en profondeur semble avoir posé les bases de différentes alternatives sociales et économiques, qui ont parfois réussi à durer.
La scène punk s'est exportée mondialement, a créé une scène propre avec ses labels (Rough Trade, Factory, New Rose, Bondage Records..) et concerts alternatifs autogérés. Les groupes punk alternatifs comme Bérurier Noir ou Crass ont imposé des places de concert moins chères, les Travellers ont inventé des modes de vie alternatifs, le mouvement des squats alternatifs est également issu de l'autonomie active voulue et animée par l'esprit originel du mouvement, qui cherche d'abord à vivre autrement et remet en question le mode de vie bourgeois traditionnel.
La vague punk a vu naître également une presse underground et parallèle, les fanzines créés par des amateurs. Aux États-Unis parmi les plus connus : Maximum Rock'n'Roll et Flipside, au Royaume-Uni Sniffin'Glue, en France New wave (réapparu en 2004), On est pas des Sauvages, Hello Happy Taxpayers, etc. Chaque scène locale a eu au moins son fanzine édité avec des informations, un graphisme différent, des entrevues avec les groupes locaux ou en tournée. Le magazine Factsheet Five a énuméré et chroniqué les milliers de publications underground des années 1980 et 1990.
Depuis son apparition à la fin des années 1970, le punk côtoie et échange avec d'autres cultures underground comme le reggae (le "punky reggae party" de Bob Marley et Lee Perry) ou le ska, pour donner naissance à des groupes comme The Specials, Madness ou The Selecter.
Par ailleurs, il inspire très fortement, de par ses convictions, des groupes « hybrides », à la frontière du hard rock et du punk tel Motörhead, Nashville Pussy...
Le punk a eu une influence durable sur toute la musique contestataire, dans la continuité de la culture underground des seventies qui subsiste un peu partout aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et bien ailleurs.
À noter que c'est dans l'émission de Guillaume Durand Campus d'octobre 2005 qu'on a pu voir à la télévision française sans doute les premières images d'une video de Métal Urbain, près de 30 ans après.
Photo : The Damned, j'ai eu du mal à trouver une photo de ce groupe, qui est le premier groupe Britannique, avant même les Sex Pistols, à avoir gravé un disque, et a l'avoir commercialisé.